Les musiciens
Le tambourinaïre fait partie du folklore provençal. En
effet, on n'imagine pas de farandole, ni de "coupo santo"sans le
tambourinaïre qui les accompagne...
Le galoubet-tambourin
comporte deux instruments qui s'utilisent chacun à une main. Le
galoubet est une flute à trois trous, trés
répandue au moyen-âge et à l'époque de la
renaissance. En Provence, sa taille trés réduite donne un
son trés aigu (sixième et septième octave)

La main restée libre accompagne en frappant un instrument a
percussion appelé tambourin à peaux.Il est
fabriqué de telle sorte que le son continu qui en sort ressemble
à un gros bourdon.

L'instrument avec lequel on tambourine s'appelle masselotte.

La vielle
n'est pas originaire de Provence et il semble difficile d'en connaitre
la source. Cependant, on trouve trace de l'ancêtre de cet
instrument appelé organistrum, au Xème siècle,
dans un manuscrit. Il est beaucoup plus gros que la vielle actuelle et
demande la participation de deux musiciens (un aux cordes, l'autre
à la roue) pour le faire fonctionner.
Après avoir été instrument des
ménestrels sous le nom de chifonie, puis celui des mendiants,
elle tombe dans l'oubli au XIVèeme siècle.
De grands compositeurs comme Haendl et Vivaldi, lui redonneront ses
lettres de noblesse au début du XVIIIème siècle.
Jusqu'alors de forme plate comme la guitare, elle prend à ce
moment là une forme bombée.
Tombant de nouveau en désuétude sous louis
XIV, qui lui préfère la harpe, elle reprend toute sa
dimension sous la Révolution. Elle devient ensuite instrument de
folklore surtout dans le centre de la France. C'est un instrument que
l'on tient sur les genoux si l'on est assis, et en
bandoulière si l'on est debout.

L'accordéon trouve
ses origines sous la forme d'autres instruments à vent. Je
n'aurais pas la prétention ici d'en connaitre l'exactitude, je
laisse cela aux spécialistes.
Il est quand même à
noter que le premier brevet déposé le fut pour
"l'accordion" par Cyrille Demian, autrichien, en 1829.
En 1840, c'est Léon Douce qui fait breveter son "accordéon harmonieux".
A la fin du XIXème
siècle, il est devenu trés populaire et en 1900 à
Paris, il est le roi du bal musette. Il représente la musique du
peuple, et tient bonne place dans la crèche auprès des
autres musiciens.